la surprise de printemps
le temps de shorter les marchés n'est peut être pas encore arrivé, mais ou qu'ils montent la chute risque d'être très brutal:
PLUS USA: Signaux d'alarme sur le marché des emprunts d'Etat
Richard Barley,
The Wall Street Journal
La nervosité règne sur le marché des emprunts du Trésor: s'agit-il d'un simple facteur technique, ou bien d'une preuve que les difficultés budgétaires des Etats-Unis commencent enfin à miner la patience des investisseurs du marché obligataire? La semaine dernière, les placements d'obligations du Trésor américain n'ont pas rencontré un franc succès. Les rendements des titres à 10 ans sont passés de 3,7% à 3,88%, et ont dépassé pour la première fois les taux des swaps de taux d'intérêt équivalents - signe de l'inquiétude du marché.
Les difficultés budgétaires des Etats sont sans doute à l'origine de l'instabilité du marché. La promulgation de la loi sur la réforme de l'assurance-maladie, dont le coût se monte à 940 milliards de dollars, a ravivé les craintes concernant le déficit américain, poussé à la hausse les rendements obligataires et réduit l'écart entre les emprunts d'Etat et les taux des swaps de référence, qui évolue généralement en fonction des anticipation concernant l'offre de titres d'Etat. Un différentiel négatif pourrait suggérer que les investisseurs ont des inquiétudes concernant la solvabilité des Etats-Unis.
Des facteurs techniques semblent également avoir joué un rôle. Alors que les rendements des emprunts d'Etat ont augmenté, les taux des swaps ont été poussés à la baisse par les banques cherchant à se couvrir.
Cette situation, qui a destabilisé certains spéculateurs qui s'attendaient au retour du spread habituel, a entraîné une moindre demande lors des adjudications, une hausse des rendements des emprunts du Trésor et des écarts très négatifs avec les taux de swaps.
Un renversement des spreads ne constitue certes pas une menace immédiate pour le coût des emprunts du Trésor américain. Au Royaume-Uni, où les inquiétudes budgétaires sont plus pressantes, les spreads des swaps de taux à dix ans sont négatifs depuis début février. Lundi, l'agence de notation S&P a confirmé que le pays risquait de perdre sa note de crédit AAA.
Mais les adjudications d'emprunts du Trésor à dix ans et 30 ans prévues la semaine prochaine n'en revêtiront pas moins une importance décisive. Le Trésor espère que la demande va augmenter et que les banques accepteront de prendre davantage de risques après la fin du trimestre. Mais toute répétition des médiocres résultats des adjudications de la semaine dernière pourrait suggérer que les Etats-Unis n'ont peut-être pas autant de marge de manoeuvre budgétaire qu'ils ne le pensent.
-Richard Barley, The Wall Street Journal
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