L'inévitable rupture germanique
Les catastrophiques plans gouvernementaux, ou le compte a rebours commencé
Les ministres des finances de la zone euro vont sans doute euphoriser les marchés et l’euro la semaine prochaine en accouchant d’un plan de destruction massive. Leurs plans de relance 2009, juste bon a endetter les pays pour sauver les banquiers n’est même plus évoqué, tant il a amené les récoltes qu'il portait en ses germes. Les banquiers renfloués de leur spéculation sur la dette privée (subprime), furent discrètement sortis de la nasse dans laquelle il s’était enfermé sous couvert de ruineux « plans de relance », qui n’étaient de facto que la nationalisation des pertes bancaires, ou plus précisément la mise en pension « ad vitam aeternam » des actifs toxiques……pour ne pas dire pourris . Ce fumeux plan de soutien n’est ni plus ni moins qu'un deuxième sauvetage, au profit des pertes bancaires sur les dettes souveraines(2). Il ne reste plus qu'une inconnue, quel nom portera le prochain plan, sauvetage, ou sauve qui peut ?
Les remarques allemandes dans la dépêches AFP posées ci-dessous sont à lire, et a relire…Ces derniers n’ont pas encore oublié le Krach de Weimar, conséquence directe du diktat des banquiers anglais sur l’impossible dette de guerre, et ses réparations. Les banquiers anglo-américains encaissèrent sous l’égide du plan Dawes 5ans de réparations financières ; à la fin de l’année 1929, l’Allemagne devait plus qu'au début ! Les français ont peut être la mémoire courte, mais pas les allemands. Les dernières dispositions concernant les « naked short », sont dans la droite ligne de ce qui arrivera inévitablement, et qui se profile dans les remarques concernant ce plan…….. Il semble qu'outre-Rhin on à l’échine moins souple a l’égard des spéculateurs.
Denissto
(2) http://denissto.eu/forumv3/viewtopic.php?f=5&t=4018#p25563
Zone euro : le plan de soutien finalisé lundi
03/06/10 - 19H17 - AFP
Les ministres des Finances de la zone euro vont finaliser lundi la création du mécanisme de soutien prévu pour venir en aide aux pays qui seraient comme la Grèce en difficulté, a indiqué jeudi leur chef de file, Jean-Claude Juncker.
"Le véhicule financier que nous allons mettre en place lundi a Luxembourg est un véhicule provisoire, qui répond aux besoins de (situation de) crise" pour les pays de la zone euro, a déclaré le président de l'Eurogroupe lors d'une conférence financière à Luxembourg.
Les ministres doivent se réunir lundi à Luxembourg pour leur réunion mensuelle.
Ils s'étaient mis d'acord le 9 mai sur le principe d'un tel fonds d'urgence prévoyant 440 milliards d'euros de garanties de prêts pour les Etats qui seraient dans l'incapacité de trouver de l'argent frais sur les marchés financiers.
La Suède et la Pologne se sont aussi associées à cet instrument, qui doit être complété également par des prêts de l'Union européenne et du Fonds monétaire international pour atteindre un total de 750 milliards d'euros.
Mais les discussions ces dernières semaines au niveau des experts pour mettre concrètement en place le dispositif se sont révélées compliquées.
Principal problème: l'Allemagne refuse que l'ensemble des pays apportent une garantie solidaire sur l'intégralité des sommes qui seraient prêtées à un pays, permettant ainsi de fixer un taux d'intérêt moyen. Berlin insiste pour ne garantir que la partie du prêt qui lui reviendra, et à ses conditions.
Toute autre solution ouvrirait la voie à une "Union de transferts budgétaires" dont l'Allemagne ne veut pas entendre parler, chaque Etat devant rester responsable de ses finances.
"Si l'on doit apporter sa garantie, nous voudrions qu'il s'agisse de garanties nationales et pas d'une garantie de dette solidaire", indiquait récemment le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, proche de la chancelière allemande Angela Merkel, devant un groupe de journalistes européens.
"Nous bénéficions de meilleures conditions de refinancement que d'autres et nous avons travaillé dur pour cela. Et si à présent nous devons apporter notre garantie pour un autre pays, nous voulons que cette garantie soit aux conditions allemandes", a-t-il ajouté.
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