Les écrits restent.......In Memoriam
extrait du Liesi No 202, que je n'exhume pas par hasard............ni juste en passant:
De l’Espagne à l’Angleterre
Le 9 mars 2010, l’agence de notation Fitch mettait en garde le Royaume-Uni, la France et l’Espagne sur la gestion de leurs finances publiques et les appelaient à prendre des mesures de réduction des déficits « plus crédibles », au risque de voir leurs notes (AAA) remises en cause. Dans le même temps, l’agence Moody’s évoquait la possibilité de voir la note de certaines banques britanniques abaissées avec la fin de l’aide publique qui leur a été accordée. Les analystes sont unanimes : un tel scénario a toutes les chances de se vérifier à l’issue du résultat des prochaines élections législatives en Grande-Bretagne, prévues pour le 6 mai 2010. Dans une note récente, le groupe bancaire italo-allemand UniCredit a alerté ses clients en leur signalant que le marché obligataire britannique et la livre sterling présentaient une situation plus inquiétante que la Grèce, dont on parle beaucoup. Les dirigeants de ce groupe bancaire expriment leur vive inquiétude quant à un rétablissement des finances publiques au Royaume-Uni. « Après les élections, les conditions imposées aux Britanniques seront très douloureuses : il faudra consentir à des réductions de salaires », avertissent les rédacteurs de cette note. « Dans les prochains mois, la situation grecque sera enviable par rapport à celle de la Grande-Bretagne », est-il précisé. « Depuis le début de la crise grecque, la demande d’information des investisseurs sur les fondamentaux de la dette d’Etat britannique et sur la livre est constante », explique un analyste de la banque Schroders. « Vendez toutes les livres que vous avez : c’est terminé », affirmait tout simplement Jim Rogers, un des cofondateurs du Quantum Fund avec George Soros (avec lequel il s’est disputé depuis). Pour sa part, Bill Gross, le responsable des investissements du fonds de pension californien PIMCO, un des plus grands investisseurs du monde dans les dettes d’Etat, recommande d’éviter le Royaume-Uni, « ses bons du Trésor reposant sur un lit de nitroglycérine ».
Mais le plus inquiétant pour l’Angleterre, c’est le devenir de l’Espagne. Le jour où les meutes du cartel s’en prendront à l’Espagne, il faudra conclure que le cartel bancaire a réellement décidé d’abandonner la City, signe que nous entrerions alors dans un schéma très dangereux où LIESI estime qu’une attaque contre l’Iran deviendrait de nouveau envisageable. Expliquons-nous.
Premièrement, la crise espagnole n’a rien à voir avec la Grèce. Sur les 541 milliards d’euros d’exposition que les banques allemandes ont sur la zone Euro, la part de la Grèce se limite à 8 %. Le plus gros, 44 %, c’est-à-dire 244 milliards d’euros, se trouve en Espagne. Les banques françaises dont l’exposition en Grèce est presque le double de celles de l’Allemagne, sont exposées à hauteur de 191 milliards d’euros en Espagne. Secondement, comme chacun le sait, la bulle espagnole est essentiellement immobilière, ce qui place Banco Santander au centre de la tempête. Les activités de Banco Santander se confondent avec celles de la Royal Bank of Scotland (RBS), récemment nationalisée. Aussi, une attaque monétaire contre l’Espagne et, par ricochet, contre Banco Santander, affecterait nécessairement de grosses opérations de la City de Londres… Plus, cela porterait un coup frontal aux finances de la famille royale britannique ! Pour information, il y a moins d’un mois, la direction financière d’Union des Banques Suisses (UBS) émettait la recommandation « vendre » à sa clientèle sur les actions Santander …Et les Rothschild de Londres convertissaient leurs £ en Or.
De l’Espagne… au Brésil
Si l’Espagne subit une attaque comme la Grèce, non seulement les difficultés de la Banco Santander rejailliraient sur l’Angleterre, mais également sur l’Amérique latine. En effet, selon Strategic Alert : « Santander est aussi le plus grand groupe bancaire d’Amérique latine. En octobre 2007, suite à des négociations complexes, elle s’est imposée comme une des plus grandes banques du Brésil, le plus grand pays d’Amérique du sud, aussi bien géographiquement que par son poids économique. Santander et son « partenaire stratégique » avaient mis en échec Barclays pour acquérir le géant hollandais ABN Amro. Comme résultat de cette acquisition, Santander a pris le contrôle de Banco Real, une filiale d’ABN Amro, devenant la troisième banque commerciale du pays en gérant 11 % des avoirs bancaires du Brésil ». Voilà sans doute pourquoi, évoquant la contribution d’un million de dollars de Santander à la campagne présidentielle de Lula da Silva , en 2002, l’agence Bloomberg titrait : « Construire la République de Santander dans le pays de Lula ».
« La croissance phénoménale de Santander ces dernières années reste pour beaucoup un mystère. En termes de capitalisation boursière, Santander vient de dépasser la Hong-Kong and Shangai Banking Corporation (HSBC) ; elle est la neuvième banque du monde et la plus grande de la zone Euro. Très impliquée dans la titrisation de l’immobilier espagnol, la banque profite du guichet spécial de la BCE où l’on peut échanger des actifs toxiques pour des actifs de meilleure qualité » (Source : EIR).
Début 2007, Banco Santander a réussi à placer deux « anciens » managers de la banque, Miguel Jorge et Mario Toros, à de hautes fonctions de l’Etat : respectivement celle de ministre du Commerce et celle de directeur de la politique monétaire à la Banque centrale.
Ps :Si l’Espagne est dans le collimateur, il s’agit là d’un cas bien particulier. En effet, la Haute finance américaine n’attaquera l’Espagne que dans la mesure où il sera admis que la City est définitivement perdue. Plusieurs éléments confirment cette impression.
Il ne faut pas pour autant conclure que les Etats-Unis s’en sortiront mieux. En effet, dans le Financial Time du 12 février 2010, Niall Ferguson, spécialiste d’histoire financière internationale, estime que la crise ne tardera pas à s’étendre aux Etats-Unis. Les « fondamentaux » américains ne sont pas meilleurs que ceux de n’importe quel Etat européen. Le New York Times du même jour fait état d’un rapport d’un groupe d’experts sur le déclin de la Silicon Valley.
denissto
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Commentaires
1 comment postedje suis d'accord avec vous concernant le livre de william engdahl trés dur a trouver mais c'est possible de l'avoir de nouveau , il ya un livre trés difficile à trouver c'est la monnaie et les banques de vincent Lannoye ! si vous aviez des livres à me conseiller nouveau ?