09:21 08/04/2012
"Promenades d'un économiste solitaire" par Jacques Sapir*
Depuis le début de la première semaine d’avril, les opérateurs des marchés financiers signifient à tout le monde que la crise de l’Euro n’est pas terminée, loin s’en faut.
Le mercredi 4 avril, l’Espagne a placé avec beaucoup de difficultés un emprunt d’un peu plus de 2,5 milliards d’Euros (elle espérait 3,5 milliards) avec des taux qui sont passés de 3,38% à 4,42%. La décote sur le marché secondaire de cet emprunt implique un taux d’intérêt de revente de ces titres à 4,8%. Encore ne s’agit-il que de titres à court terme. Les obligations à 10 ans espagnoles, qui étaient tombées au début du mois de mars à 5%, sont aujourd’hui à 5,7%.
Les difficultés financières dans lesquelles se débat le pays sont la cause de cette situation.
Bien entendu, la contagion est immédiatement apparue. Les taux à 10 ans italiens qui étaient redescendus à 4,8% au début du mois de mars sont aujourd’hui remontés à 5,4%.